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vendredi 11 mai 2007

Duceppe et Marois dans la course au Parti Québécois

Bien qu’il avait affirmé plus tôt cette semaine qu’il devait prendre du temps pour penser à la question, Gilles Duceppe a annoncé dès aujourd’hui qu’il se lancerait dans la course à la chefferie du Parti Québecois (PQ).

« Dans le meilleur intérêt du mouvement souverainiste, j'estime qu'il est temps de mettre fin au suspens. J'annonce donc que je serai candidat à la direction du Parti québécois », a déclaré le chef du Bloc québécois par voie de communiqué. Il rencontrera la presse lundi à Québec pour préciser ses intentions.

Quelques minutes après la diffusion de son communiqué, le camp Marois répliquait en émettant à son tour un communiqué confirmant qu’elle présenterait sa candidature.

Les deux grands noms de cette course devront se battre sur des sujets sensiblement les même puisque tous les deux sont associés au centre-gauche modéré. Toutefois, Mme Marois, ex-députée de Taillon, jouera une carte un peu plus traditionaliste selon les différents analystes.

Pour les gauchistes au sein du PQ, M. Duceppe pourrait avoir un avantage concernant ses idées. L’actuel chef du Bloc Québécois était, dans sa jeunesse, membre militant du Parti communiste ouvrier (PCO). Mme Marois ou M. Duceppe devrait avoir une grande partie des votes de la gauche, alors que Joseph Facal, s’il s’embarque dans la course, risque de récolter une bonne partie des votes de droite selon plusieurs.

Sources:
http://www.cyberpresse.ca/article/20070511/CPFRONTPAGE/70511104/6669/CPACTUALITES
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2007/05/11/002-duceppe-candidat.shtml
http://www2.parl.gc.ca/Parlinfo/Files/Parliamentarian.aspx?Item=ed3d4160-8a5a-4efc-a0a6-d65deeb994d9&Language=F&Section=FederalExperience
http://www.blocquebecois.org/fr/le_chef.asp

jeudi 10 mai 2007

Bayrou lance le « Mouvement démocrate »

Le centriste François Bayrou, qui a réussi à se tailler une place à la dernière présidentielle française, a lancé aujourd’hui, jeudi, le « Mouvement démocrate ». Il tente ainsi de survivre politiquement alors qu’une grande partie de ses troupes se sont ralliées au nouveau président droitiste Nicolas Sarkozy.

« Rien n'est plus important que de bâtir en France un contre-pouvoir libre », a déclaré M. Bayrou, âgé de 55 ans, qui ambitionne de prolonger sa percée aux législatives de juin. Rappelons que le président de l’UDF était arrivé troisième avec 18,57% des suffrages à la dernière présidentielle.

Lors du conseil national de son parti, l'UDF, il a annoncé la «constitution d'une force politique nouvelle, indépendante, ouverte, le Mouvement démocrate».

Cette annonce a été approuvée par un vote à main levée, la nouvelle formation ne devant être formellement créée que lors d'un Congrès qui se tiendra «à l'automne».
M. Bayrou a précisé que «le Mouvement démocrate présentera ses candidats aux élections législatives» des 10 et 17 juin.

«Nous ne sommes pas des opposants systématiques, nous sommes des hommes et des femmes libres», a-t-il assuré. «Nous voulons des parlementaires [...] qui décideront en conscience, décidés à voter oui si les textes sont justes, non s'ils sont injustes», a-t-il dit.

Actuel président de l'UDF, il avait prôné, durant la campagne présidentielle, le dépassement du clivage gauche-droite, obtenant au premier tour près de 7 millions de voix, et annonçant avant le second qu'il ne voterait pas pour le candidat de droite Nicolas Sarkozy. Il ne s’était toutefois pas prononcé en faveur de Ségolène Royal, la socialiste.

Contrairement à l’UDF, qui est traditionnellement une alliée de la droite, le « Mouvement démocrate » est censé s’ouvrir au centre-gauche. M. Bayrou aimerait aussi attirer dans ses rangs des personnalités ou formations, comme le mouvement écologiste de l’ancienne ministre Corinne Lepage.

Les sondages révèlent que les intentions de vote pour le Mouvement démocrate aux législatives de juin se situeraient entre 12% et 15%. Cependant, le mode de scrutin majoritaire n’avantage habituellement pas les petites formations.

Selon l’institut BVA, le Mouvement démocrate ne ferait élire que de 8 à 13 députés aux législatives, contre 29 actuellement pour l’UDF.

Alors que la grande majorité des siens – au moins 22 des 29 députés de l’UDF – aient déserté pour le clan Sarkozy, M. Bayrou joue sa survie politique.

Il a dit vouloir « tracer une voie nouvelle», arguant de «l'aspiration au rassemblement des Français » et de leur désir de « synthèse démocratique et sociale ».

François Bayrou a tenu à préciser qu’il « n’avait pas quitté l’allégeance d’un côté pour aller s'enfermer dans l'allégeance de l'autre », sous les applaudissements d'une salle captivée par la cause.

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a affirmé, jeudi, que la porte était ouverte à une telle alliance en jugeant que « la rupture de M. Bayrou avec la droite était irréversible » et que Ségolène Royal avait eu raison de parler de la possibilité de faire « un bout de chemin » ensemble.

Source:
http://www.cyberpresse.ca/article/20070510/CPMONDE/70510033/5281/CPMONDE